Jour 58 : //CM1//
CM1 dans une école où je n'étais jamais allée.
Ca a dépassé l'entendement.
Du grand n'importe quoi.
Je les ai "maîtrisés" on va dire, dans le sens où je ne me suis pas laissée déborder, mais alors....insolence, impolitesse, désobéissance, violence, provocations.
Dès que je suis arrivée on m'a prévenue : "Fais attention, n'hésite pas à serrer, ils ne sont vraiment pas faciles."
Je n'avais même pas passé la porte, que le bruit que j'entendais provenant de la classe était déjà inadmissible.
Mais quand je l'ai passée et que je les ai vus, je ne pouvais rien faire d'autre que de comprendre.
Exclamations de désarroi, bavardages qui n'ont pas cessé.
Il a donc fallu que je m'impose sans concession et que j'annonce la couleur. Leur dire que leur attitude, d'emblée était incorrecte et que je ne l'acceptais pas.
Devant l'ampleur de la situation malgré mon apparition cassante, je leur ai calmement demandé s'ils souhaitaient que la matinée se passe bien ou mal.
Un élève au fond de la classe à répondu "mal".
Il a d'emblée récolté des lignes "J'ai dit à la maîtresse que je souhaitais que la matinée se passe mal, alors celle-ci a mal commencé pour moi."
20 fois.
Je l'ai prévenu que si l'écriture n'avait pas été correcte, il devrait recommencer.
Il a très vite récolté une privation de récréation, ainsi qu'une de ses camarades.
A la fin de sa punition, je lui ai donné le choix : faire le travail prévu par leur maître, comme les autres, ou continuer les lignes, il a tergiversé. Une fois, deux fois, pas trois. Il en a récolté 20 autres.
J'ai donc annulé la punition de la miss qui avait ravisé immédiatement sn comportement après que je l'ai reprise.
Je demandais le silence, ce qui pouvait passer pour de l'utopie de ma part.
Bizarrement je l'ai obtenu....
....en affichant au tableau un nombre de minutes de récréation que je supprimais à certains élèves, sans les nommer à l'avance.
Je leur ai dit qu'ils devaient gagner le droit d'aller en récréation.
Dès qu'il y avait un bruit, un dispersement, 2 minutes venaient s'ajouter au compteur.
Protestation ? 2 minutes de plus, sans leur décrocher un mot, vu que j'avais déjà annoncé les règles de "jeu" auparavant.
Effet d'auto-régulation garanti.
Bilan : une suppression totale de récréation pour le zozo dont je parle depuis tout-à-l'heure, et 12 minutes en moins pour 8 autres élèves de la classe.
Le jeune garçon du début a également bien entendu récolté un mot dans son carnet de liaison, à montrer signé lundi au maître.
J'ai informé la directrice adjointe, elle m'a dit que j'avais bien fait.
Que de toute façon, soit ils me détestent, soit ils m'auraient bouffée.
Vraiment du grand n'importe quoi.
Enfin, contrat réussi : il me détestent, ce qui prouve au moins qu'ils ne se sont pas amusés avec moi. Quoiqu'il en soit il en était hors de question.
On ne peut pas gagner la confiance de ce "genre" d'élèves en une matinée, la seule chose (je pense) qu'un ZIL puisse faire, est de forcer leur respect, si ce n'est envers nous, ne serait-ce qu'envers notre statut.
Il y a des jours comme ça où... qu'est-ce qu'on s'éclate !
Bon week end à tous.
"M."
P.S. : Bon à côté de ça, je ne les ai pas "cassés" pour m'amuser, je me montrais disponible dès lors qu'ils se mettaient au travail et demandaient mon aide. Mais je n'acceptais aucun dérapage d'aucune sorte. Je n'ai pas crié, j'ai utilisé l'option "sadique", "attention, c'est vous qui avez quelque chose à perdre, pas moi".
Par "M.", Samedi 26 Janvier 2008 à 12:44 GMT+2 dans Mes remplacements (article, RSS)




